Bonjour à tous et désolée pour ce long, très long retard. Le travail a eu raison de moi et de ce blog ! ^^
Je vous remercie pour vos commentaires, d'autre part !
Je tenais aussi à vous dire que le dernier article que j'avais publié n'était qu'une ébauche de la mort de June, elle n'était à l'époque pas encore terminée, et encore moins remaniée.
La voici, la voilà, en intégralité, sachez que la mort d'Alice y est aussi incluse !
Bonne lecture à tous et encore merci !!

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Afin de clore cette histoire, cette vie qui nous est chère à tous, je décris les morts des deux jeunes filles qui nous ont berçé depuis deux ans. Le faire est un exercice difficile, la tache est rude. Mais j'espère néanmoins avoir réussi. Je vous présente, chacune, la mort d'Alice et celle de June.
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LA MORT DE JUNE
"June ne s'initie plus au secret, June pleure sa triste vie, June saigne, June sent la mort déferler dans ses veines.
June est l'émerveillement même, June transgresse les lois, June intensifie les passions.
Elle est belle, si vous saviez, belle comme les prémices d'un printemps, florissante et pâle encore de son dernier hiver. Elle est plus simple, plus grande de son intérieur.
June a en sa possession de jolis yeux. June danse avec légéreté les joies de l'amour. June serre fort ma main.
Elle éclaire tout sur son passage et sait ouvrir les âmes les plus fermées. June, je l'aime.
Mais June a trop peur. June est constamment dans mes bras à me chuchoter encore et encore avec efffroi "Dis moi, dis moi quand tout cela finira" Mais je ne peux pas. Je me sens incapable de lui faire part d'un semblant de vérité.
Tout commence un beau soir de décembre. June et moi venons de nous aimer, nous pleurons, enfants heureuses de leur jouissance. Nous nous endormons. Je l'entends néanmoins ; June ne cesse pas de sécher ses larmes. Le ciel est gris, les nuages s'y amoncellent, la pluie menace de tomber dans la décadence du pays. Jamais je n'ai vu telle mélancolie dans un paysage. Est-ce de notre faute ? Est-ce seulement de la mienne ? Je l'ignore. Mais cela ne présage rien de bon. Je vais la voir pour embrasser ses lèvres roses ; June n'est pas là. Son esprit n'est plus avec moi. Je crois là à une taquinerie mais elle ne bouge pas. Soudain, elle s'agite. Soudain, je prends peur. Je l'enlace, la serre très fort contre moi
"Qu'est-ce qui ne va pas ? je lui demande, contenant tant bien que mal mon calme.
- J'ai...j'ai perdu...je...je ne comprends pas ce qu'il m'arrive." Elle a chaud, je ne distingue plus ses beaux yeux ; ils ont comme disparu.
"June, ma June, ça passera ...
-Non ! Laisse moi ! Laisse moi !!!!!!!" Son cri est celui de la folie. Elle me renvoie, dans l'hystérie la plus totale. Je suis décontenancée : ce n'est quand même pas ... Des larmes coulent le long de mes joues. Il ... avit dit ... pourtant, il nous avait promis ... à croire que toi et moi on ira ... avait-il dit de nous ...
June décline. Elle se fâne. June renonce à s'alimenter. Elle devient maigre. Je m'y suis attendue : elle est malade de son propre corps, et la folie la menace. Je l'aime, oh oui, autant qu'avant si ce n'est plus. On nous a trahies. Nous êtions si heureuses avant cela. Mes souvenirs cependant se meurent en même temps que June chute.
Elle sait ; je n'en doute pas une seule seconde. Alors que nous prenons un bain toutes les deux, je remarque au niveau de ses avant-bras des traces de coupures. Aussitôt, June m'attaque. Ses yeux reprennent leur couleur originelle ; son regard suffit à me blesser. Un poignard n'aurait pas mieux fait. Je ne la reconnais plus, elle n'est plus mienne. Elle est le mal en personne. Ma pauvre June, le diable s'est emparé de la plus sainte des enfants. Elle s'est lacérée le corps, ses seins à peine nés ruissellent déjà de sang. Son jardin privé a même été atteint par ces lames assassines.
"June, pourquoi as-tu si peur...
-Tout m'écoeure. Ô pourquoi, oui, pourquoi moi ? Je me sens si éteinte ! Où est passée cette lumière qui, jadis, jaillissait de moi ? J'aurai beau essayer, je n'y arriverai pas...
-June, je t'aime et à cela, tu dois croire." Je tremble, elle ne s'en rend pas compte, elle ne se rend plus compte de rien.
"Je ne t'oublierai pas, jamais ! hurle t-elle.
-Ne t'oublies pas toi-même June, ne t'oublies pas ..." J'ai si mal que je voudrais mourir sur place. Je le déteste ... Nicola, un jour, tu me le paieras.
"Dis moi, dis moi, je me sens si malheureuse à l'intérieur de moi. Tu le sais ! Dis le moi, dis le, avant que je ne sombre dans la folie !
-June, je ne veux pas que tu t'en ailles...
-Dis moi !!!" Elle vomit. Jamais tel désarroi ne s'est vu. Je suis en passe de disparaître à mon tour tant je l'aime et tant cela m'est insupportable. Je ne sais si lui dire la vérité changera quelque chose à son état .
"June...C'est ton histoire qu'il évoque à présent, il t'a écrite si belle, pour mieux te détruire." J'espère par mes mots atteindre une oreille autre que celle de mon amoureuse. Cette dernière est comme abasourdie.
"Mais...il...nous avait promis...
-Je sais, je sais June, ô mon dieu, si tu savais comme je le déteste ...
-...il nous avait dit que nous allons être heureuses l'espace de notre histoire...Nous sommes passés à la mienne. Je l'aime alors, pour...ça...
-Que dis-tu là June !! Il t'a tuée !!
-Non...écoute. Ma chérie, ma douce, ma mort va advenir. C'est cruel pour toi, autant que pour lui. Peut-être n'a t-il pas eu le choix ...
-June ...
-Je suis si heureuse de cette fin...D'autant qu'il nous a cru, oui , à notre amour, oui, mon amour. Il me l'a dit, voilà pourquoi je l'ai su...Il m'a promis la fin dont je rêvais. Cette fin dont je rêvais ...
-Oh June, si tu savais ô combien je t'aime. Bien que nous lui appartenons, bien que nous ne dépendons que de lui, je ne peux m'empêcher de l'aimer. Je le déteste et le vénère. June, voilà que je deviens veuve éplorée ! June ! Ne me quitte pas, sinon rien, rien d'autre, rien de plus possible ..." Elle caresse ma joue. La douceur de sa peau suffit à faire frémir le reste de mon corps décharné.
Car je ne suis plus. Je ne peux rien espérer de la suite. Ma June disparaît sous mes yeux, et moi en incapable, oscille entre haine et amour pour l'auteur de nos jours ! Par sa tendresse elle paraît revivre, mon âme est comme absorbée par une force sans nom, m'arrache à cette félicité qu'apporte le dernier geste futile de mon être aimée ! C'est un cri de désespoir que je pousse et en effrayante evanescente de lumière qu'elle devient, June me sourit
"Ma chérie, viens. Viens, nous allons dehors. Regarde comme le temps a changé déjà. Allons profiter de ce temps fabuleux. Il ne faut pas pleurer, ma chérie. Il nous faut puiser dans nos énergies, afin d'en retirer le plus merveilleux de notre romance. Ne surtout pas oublier que nous c'est toujours et au-delà." Sa folie la transforme en hédoniste. Je ne suis que plus troublée. Comme si June m'avait transmise sa maladie.
Je ris à mon tour ; voilà que June reprend de ses plus belles couleurs. Nous courons dans les champs, main dans la main, à parler de rien, à chanter de tout, à penser à l'avenir, nous dire les noms de nos prochains enfants. Dire des mots vains nous détache de la funeste réalité. Je redécouvre la vie telle qu'on me l'avait décrite, ou que plutôt June m'avait décrite. Je ne discerne plus nos scènes précédentes sur nos visages, je ne lis plus la détresse dans ses yeux, en vrai je redouble de joie quand dans les herbes je lui dis encore et encore que je l'aime.
La fin de la journée approche. Nous voilà enlacées, en tenue d'Eve, à s'émerveiller sur le coucher du soleil.
"J'ai l'impression d'apercevoir l'infini là-bas, June, dis-je en rêvant.
-Oui, cela y ressemble. Tu vois, nous y sommes si proches.
-Dis moi que tous les soirs nous reviendrons là. Nous nous inventerons des histoires, drôles, grinçantes, d'amour, d'aventure ? Qu'en sais-je, l'avenir est devant nous.
-Je suis si heureuse de ce moment passé ensemble.
-Cela pourrait durer tout la vie." June baisse la tête.
"Cela ne peut pas durer toute la vie. Je ne m'oblige pas à te sourire, tu sais. Mais l'inévitable est là.
-June ...
-Non, ne recommence pas mon amour. Ne pleure pas. Tout cela est fait pour que la tristesse ne prenne pas le dessus sur notre bonheur si éphémère. Là où on ira personne ne nous retrouvera, tu ne l'entends pas nous faire dire cela ? Nous sommes comme Belle et Sébastianne, nous nous orientons maintenant vers notre étoile.
-J'entends l'invitation au Paradis. J'entends sa voix ... qui parle pour nous."
J'ai soudain l'impression de perdre conscience. Je ressens un plaisir inouï, une félicité nouvelle, une extase divine ! Je ne sais où je me trouve, mais mon état relève de l'orgasme et la beauté fatale de l'instant me tourmente et m'envoie au dessus de mers et de paysages encore jamais explorés. Le bonheur est si intense qu'il se transforme en douleur ; alors rien n'est plus savoureux. Derrière, le portrait de June, qui hurle, hurle ...
Où est-ce ...
June ...
June !!!
Son corps est disposé là, ses bras en croix, sa bouche fermée. Elle ne peut plus rien accepter de l'extérieur. Mes larmes ne coulent pas. Je sais à présent que mon temps est compté. Il me faut le retrouver.
June, à jamais."
Alice.
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LA MORT D'ALICE
"Bonjour Alice. Dis-moi, ne te serais-tu pas égarée dans le pays des cauchemars ? N'aie pas peur. Je ne te ferai aucun mal. Juste, où croyais-tu aller ? Qu'est-ce que cela t'apportera ? Non, je ne te gronde pas. Je ne suis pas en colère après toi. Tu ne trouveras rien ici, Alice. Tu pensais échapper à tous ceux du pays des merveilles ? Ils reviendront te voir, que tu le veuilles ou non. Dommage pour toi, fillette ! Ici, rien ne te sera bénéfique. Tu vas te réveiller au mauvais endroit. Alice, écoute moi, je t'en conjure ! Rejoins-moi ..."
Elle ouvre les yeux. Elle se sent étangement bien. Elle est allongée, sur un magnifique sofa tendu de soie fleurie. Elle se lève, se rend compte enfin de sa nudité. Ses petits tétons sont durs et ses poils dressés ; il fait froid. Elle est étonnée de cette nouveauté.
Près d'elle, il y a un piano noir, et toute une rangée de livres. Les fenêtres sont grandes, semblent de glace. Alice est perdue, au milieu de somptueux meubles et d'incroyables miroirs. Ces derniers renvoient à Alice l'image qu'elle est devenue. Enfin elle découvre la jeune fille qu'elle ne croyait ne pas être. La joie l'anime de nouveau. Curieuse, charmée par sa propre silhouette, elle gambade dans la pièce en levant les bras, comme pour prendre son envol. Elle s'habille d'un rideau et emploie un abat-jour comme chapeau. Elle rit, elle s'amuse. Elle n'y croit pas de cette aventure.
En voulant ramasser ses cheveux pour s'en faire un chignon, elle constate que ceux-ci sont coupés et qu'elle a, à présent, la coupe d'un garçon. Elle n'en a pas l'air irritée. Plus rien ne la contrarie. Très vite lassée de cet endroit, Alice décide de s'aventurer ailleurs. Elle trouve par hasard, un long couloir qui semble se prolonger à l'infini. Poussée par la curiosité, à savoir ce qu'il pourrait y avoir au bout, elle se glisse à l'intérieur et se surprend à courir.
Son chapeau improvisé tombe, ainsi que le rideau qui lui sert de vêtement. Elle a peur soudain. Ce couloir est obscur et de ses larges yeux, elle ne distingue plus rien. La panique s'empare de sa personne. Elle ne peut plus retourner en arrière. Il commence à faire très froid. Alice s'allonge par terre et décide d'attendre ... quelqu'un ? sa mort ? Ses pensées sont troubles. Déjà, elle devine le néant. Elle ne doit pas s'endormir avant de mourir, sinon elle retournerait d'où elle vient et elle préfère mille fois ce risque plutôt que de revenir dans l'endroit ... Alors que tout est en train de sombrer, Alice entend une voix. Des pas précipités l'approchent. Peut-être est-elle déjà passée de l'autre côté, peut-être que ces pas sont ceux de June, venue la rejoindre ... Non. Il s'agit d'une voix d'homme.
Alice ferme les yeux. "Est-ce que vous m'entendez ? Mademoiselle ..." Elle rouvre les paupières et pose son regard sur un visage fin, une bouche inquiète, des yeux fabuleux. Elle se jette dans ses bras et le serre très fort contre elle. Ses larmes se mêlent à ses rires
:" Je vous retrouve. Prenez-moi, serrez moi très fort. Je vous ai retrouvé, je vous ai reconnu. Prnez-moi, ne me lâchez plus. Emmenez moi loin d'ici ...
- Alice ... c'est toi." dit l'homme en portant la jeune fille. Sa situation est inespérée. Que de cris qu'elle a poussé pour cet homme, que d'appels à lui, sans même recevoir un seul écho de sa part ! Pouvoir le toucher, le sentir comme autrefois ; c'est tout ce qu'Alice a souhaité revivre.
Elle ne sait où il l'emmène, elle le croit effrayé, paniqué et plein de remords. Elle a confiance en lui et puise dans son corps, la force nécessaire pour tenir. L'homme l'allonge sur le même sofa où elle s'est réveillée précédamment. Il se veut intentionné envers elle. Et il se le doit. Car Alice vit en ce moment les derniers instants dans le pays des cauchemars.
Il la recouvre d'un drap ; il tremble. Non pas que sa nudité l'émeut, mais la situation s'avère embarassante. Il est inquiet, n'ose parler, mais ce peu d'éloquence rend son amour encore plus vrai. Cela fait longtemps qu'Alice avait disparue et il ne peut comprendre comment aujourd'hui, tel un ange, elle est réapparue, à ses yeux encore plus belle et plus attirante qu'elle ne l'était auparavant. Il lui prend la main et d'une voix déterminante, lui demande
:" Alice, comment est-ce possible ? comment es-tu revenue ?
- Je l'ignore moi-même. Tout ce que je sais, c'est que je suis extrêmement chanceuse. Le ciel enfin m'a offert ce que ardamment, je désirais. Depuis des années que je rêve de retoucher ne serait-ce que cette main. Je suis heureuse, dit Alice, en respirant doucement.
- Ma petite, moi aussi j'ai longtemps espéré ton retour. Je te vois à présent grandie et fleurie. Tu as tellement changé. Ma pauvre enfant ... Je ne sais comment réparer toutes ces plaies ...
- Je ne vous demande rien. Vous n'avez rien à me prouver. Et vous ne m'êtes redevable de rien, annonce t-elle, de plus en plus faible.
- Alice, il faut que je te ramène. Je vais m'occuper de toi. Nous reconstruirons notre bonheur ensemble." Il la serre très fort contre lui
" Je ne pourrais supporter ta perte. Je t'aime très fort.
- Je suis votre créature, votre fruit de l'Imagination. Vous êtes mon père, celui qui m'a conçue, à travers vos mots ... chuchote t-elle. Elle sourit tristement.
- Où est June ?
- June ne pouvait plus. Elle s'en est prise à sa vie. June m'a quittée et je vais la rejoindre bientôt ...
- Seigneur ! June, ma June ... Seigneur ...Je ne voulais pas, je ne voulais pas..." Il serre davantage Alice et pleure
:" Qu'ai-je fais pour mériter pareil châtiment ... Mes deux âmes disparaissent. L'une est déjà morte et l'autre se meurt. Alors que je pensais tout accompli voilà que tout se met à basculer. Ma peur s'accroît, pense l'homme tout haut.
- Mon seul regret aura été de vous faire souffrir.
- Ne dis jamais ça ! Tu es tout ce qu'il me reste, je ne pourrai jamais continuer et passer à autre chose si à ton tour tu venais à mourir. Oh, ma chérie, je t'aime tant ... Tu rappelles quand nous êtions à la balançoire, près de la forêt ? Tu jouais avec Théa, je me souviens, tu avais les joues roses et tu venais de manger des cerises. Tu portais cette robe rouge et tu avais tes cheveux blonds, une petite fille magnifique. Tu étais si heureuse Alice, on voyait tant de joie dans ces grands yeux bleus ...
- Je ne vois plus rien, pleure t-elle, je ne sens plus rien. Mes souvenirs sont morts, mon arbre est déraciné. Mon sang devient sec. Mes pensées se répandent comme une nuée de cendres. Je perds la raison. La mort me guette ! crie t-elle.
- Alice ! Non ! Je t'en prie, calme toi. Calme toi mon amour. Pense à nous, pense à June, pense à nous qui nous aimons d'un amour encore plus fort que la mort !
- Je vous aime, je hais ce monde !" crie t-elle dans sa folie. Tremblants tous deux, souffrants, ils s'embrassent. Leurs larmes se mêlent, leur passion naît. Alice, animée de ses dernières forces, le caresse et s'imprègne au maximum de la chaleur de l'homme. Ce dernier respire Alice, comme pour conserver son odeur, pour qu'elle ne lui soit jamais retirée. C'est un moment doux, un mélange de bonheur et de tristesse. Tous deux, par leurs baisers, par leur amour, cherchent un souffle, un moyen d'échapper à ce destin funeste. Ils pleurent de leurs derniers instants et jouissent de chacun. L'homme a les mains posées sur le corps d'Alice, quand celle-ci annonce fatalement
:" C'est fini, Nicola. Je pars.
- Non Alice, je ne le permettrai pas, je ferai tout pour que ...
- Non, interrompt -elle, il est trop tard. Je t'en prie, laisse-moi parler, car désormais c'en est fini de moi. Je n'ai jamais compris pourquoi ton pays était celui des cauchemars et le mien celui des merveilles. J'ai compris cependant que le monde était mal fait. J'ai réalisé que le bien et le mal ne dépendent que de chacun. Le chat de Mars me disait que là où j'étais, c'était le paradis. Je n'ai rien vu de tel. Peut-être là-bas aurai-je vécu encore des années mais je n'aurai pas été heureuse. Dans ce pays , celui des cauchemars, je découvre la complexité et le souci. Ici, je suis heureuse, car je t'ai. Le chat de Mars m'a prévenue que cet endroit me tuerait d'où son nom ... Mais qu'importe. Ici, je fais le plus beau des rêves, car je suis avec toi. Ce temps est limité, mais j'aurai vécu en quelques instants le merveilleux moment de ma vie ; car il n'y en a pas eu d'autres, il n'y en a jamais eu. Près de la forêt, oui les cerises, les arbres, la beauté de Théa ...
- Mais alors, tu t'en souviens ...
- Oui, à présent, car l'au-delà m'appelle et j'entends June. Je vois ma pauvre vie défiler devant mes yeux ... Oh ...
- Alice, je t'ai tuée ..." pleure l'homme. Elle essaye de se redresser, en vain. Elle lui sourit et prend son visage entre ses mains glacées
:"Tu nous a écrites, Nicola. Sans toi ... Que serait-il advenu de nous... ? J'ai eu tort, j'ai eu si tort...Ma mort clore l'histoire. Tu m'as libérée Nicola, je vais parmi les anges. Tu dois passer à autre chose, regarder l'avenir et aller ... Tu nous rejoindras.
- Alice ...
- June avait raison, pour tout. Tu es beau, tu es si beau Nicola. ". Alice se tait. Alice tombe. Alice vient de mourir.
L'homme crie. Sa douleur ne peut en rien être altérée.
p0rn0vair3.


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. Tout ça pour vous dire, que le subconscient va vraiment chercher des choses auxquelles on n'aurait jamais vraiment songé ...
). Dans une autre histoire, que j'ai du écrire quand j'avais 10 ans, je mentionnais un certain Nicolas, timide, soucieux de plaire, sensible, ayant une boucle d'oreille, portant du cuir.
Bonne journée à tous

...